Cancer de la prostate : symptômes, diagnostic et traitements

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. 

Dans de nombreux cas, il évolue lentement et peut rester longtemps sans symptôme. Lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, les possibilités de traitement sont nombreuses et efficaces.

Une consultation avec un urologue permet d’évaluer la situation, de confirmer le diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.

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Cancer prostate

Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est une tumeur maligne qui se développe au niveau de la glande prostatique.

Dans la majorité des cas, il s’agit d’un adénocarcinome.

Son évolution est souvent lente, mais certaines formes peuvent être plus agressives et nécessiter une prise en charge rapide.

Il est important de distinguer le cancer de la prostate de l’adénome de la prostate (HBP), qui est une affection bénigne.

Cancer de la prostate : symptômes, diagnostic et traitements

Le cancer de la prostate est-il fréquent ?

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme.
Son incidence augmente avec l’âge, en particulier après 50 ans.
Grâce au dépistage et aux progrès de l’imagerie, il est souvent diagnostiqué à un stade précoce.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer un cancer de la prostate :

  • l’âge,
  • les antécédents familiaux,
  • certaines origines ethniques,
  • des facteurs hormonaux.

Dans la majorité des cas, aucune cause unique n’est identifiée.

Quels sont les symptômes du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est souvent asymptomatique au début.

Lorsqu’ils apparaissent, les symptômes peuvent être similaires à ceux de l’adénome de la prostate :

  • diminution du jet urinaire,
  • envies fréquentes d’uriner,
  • levers nocturnes,
  • sensation de vidange incomplète.

À un stade plus avancé, d’autres signes peuvent apparaître :

  • sang dans les urines,
  • douleurs osseuses,
  • altération de l’état général.

Ces symptômes ne sont pas spécifiques et nécessitent un bilan médical.

Quand consulter un urologue ?

Il est recommandé de consulter :

  • en cas de troubles urinaires persistants,
  • dans le cadre d’un dépistage individuel à partir de 50 ans, à partir de 45 ans en cas d’antécédents familiaux ou d’origine afro-antillaise,
  • en cas d’anomalie du PSA,
  • en cas d’anomalie au toucher rectal.

Une évaluation spécialisée permet de poser un diagnostic précis et de discuter des options.

Comment diagnostiquer un cancer de la prostate ?

Le diagnostic repose sur plusieurs éléments.

Le dosage du PSA

Le PSA est un marqueur sanguin produit par la prostate.
Une élévation du PSA peut orienter vers une anomalie prostatique, mais elle n’est pas spécifique du cancer.

PSA élevé : faut-il s’inquiéter ?

Le toucher rectal

Le toucher rectal permet d’évaluer la consistance et l’aspect de la prostate.
Il peut mettre en évidence une zone suspecte.

L’IRM prostatique

L’IRM est devenue l’examen clé dans le diagnostic de cancer de prostate.

Elle permet de :

  • localiser une lésion suspecte,
  • évaluer son extension,
  • guider les biopsies.

Les biopsies prostatiques

Les biopsies permettent de confirmer le diagnostic.
Nous réalisons ces dernières par voie trans-périnéale, souvent guidées par l’imagerie.
L’analyse des prélèvements permet de déterminer l’agressivité de la tumeur. 

Le bilan d’extension

En fonction des résultats, un bilan complémentaire peut être réalisé afin de rechercher une extension de la maladie.

Quels sont les traitements du cancer de la prostate ?

Tous les cancers de la prostate n’ont pas la même agressivité et le même pronostic. Le choix du traitement dépend de nombreux critères :

  • Groupe ISUP (définissant l’agressivité de la tumeur),
  • Taille de la lésion à l’IRM et son extension,
  • Stade clinique,
  • Taux de PSA et sa densité.

Surveillance active

Pour les cancers de faible risque, une surveillance active peut être proposée.
Elle repose sur un suivi régulier avec PSA, IRM et biopsies si besoin.
L’objectif est d’éviter un sur traitement inutile pour des cancers dont le risque d’évolution est très faible. 

Traitement chirurgical : la prostatectomie totale

La prostatectomie consiste à retirer l’ensemble de la prostate et les vésicules séminales, puis de la réalisation d’une anastomose entre l’urètre et la vessie.

La chirurgie robotique

La prostatectomie est aujourd’hui le plus souvent réalisée avec assistance robotique.

La chirurgie robotique permet :

  • une diminution des pertes sanguines et de la durée d’hospitalisation,
  • une meilleure visualisation des structures anatomiques,
  • une préservation optimisée des nerfs impliqués dans l’érection lorsque cela est possible,
  • une préservation optimisée du col vésical et de l’urètre pour favoriser une continence précoce,
  • une suture précise de l’urètre et de la vessie.

Cette chirurgie mini-invasive se réalise par de petites incisions abdominales.
Les suites opératoires sont généralement plus simples, avec une récupération plus rapide.

La radiothérapie

La radiothérapie consiste à traiter la prostate par irradiation.
Elle peut être proposée comme alternative à la chirurgie dans certaines situations.

Les traitements focaux

Dans certains cas sélectionnés, des traitements focaux, notamment par ultrasons focalisés de type HIFU, peuvent être proposés afin de préserver le reste de la prostate.

L’hormonothérapie et autres traitements

En cas de formes localement avancés ou métastatiques, des traitements hormonaux ou systémiques peuvent être proposés.
L’objectif n’est plus la guérison, mais de contrôler l’évolution de la maladie.

Quelles sont les suites après une prostatectomie ?

Après une prostatectomie, une sonde urinaire est mise en place pour une durée totale de 7 jours.

Les suites peuvent comporter :

  • une fatigue transitoire,
  • une incontinence urinaire initiale, le plus souvent transitoire,
  • une reprise progressive des activités.

Une rééducation périnéale et sexuelle est systématiquement proposée de manière précoce.

Quels sont les effets secondaires possibles ?

Les principaux effets secondaires sont :

  • les troubles de l’érection,
  • l’incontinence urinaire.

Leur fréquence dépend de nombreux facteurs (âge, état initial, agressivité et extension de la tumeur, préservation des structures pendant l’intervention).
Une prise en charge adaptée pourra être proposée en post-opératoire.

Quel est le pronostic ?

Le pronostic dépend du stade et de l’agressivité de la tumeur.
Les cancers diagnostiqués précocement ont généralement un excellent pronostic.
Un suivi régulier est nécessaire après traitement.

Questions fréquentes sur le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est-il grave ?

Il peut être grave dans certaines formes, mais il évolue souvent lentement et se traite efficacement lorsqu’il est diagnostiqué tôt.

Peut-on vivre sans traitement ?

Dans certains cas, une surveillance active est possible sans traitement immédiat.

La chirurgie entraîne-t-elle une impuissance ?

Les troubles de l’érection peuvent survenir, mais leur fréquence dépend de nombreux facteurs. Des solutions existent.

Le PSA est-il fiable ?

Le PSA est un outil utile mais non spécifique. Il doit être interprété dans un contexte global.

Prendre rendez-vous pour un cancer de la prostate

En cas de doute, de symptômes urinaires ou dans le cadre d’un dépistage, une consultation permet de réaliser un bilan complet et de définir la prise en charge la plus adaptée à votre situation.