Les calculs urinaires, aussi appelés lithiases urinaires, correspondent à la formation de petits cristaux dans les voies urinaires. Ils peuvent se situer dans les reins, les uretères ou la vessie et sont parfois responsables de douleurs intenses, appelées coliques néphrétiques.
Une consultation avec un urologue permet d’identifier la présence de calculs, d’évaluer leur taille et leur localisation, et de proposer une prise en charge adaptée.
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Qu’est-ce qu’un calcul urinaire ?
Un calcul urinaire est une accumulation de cristaux minéraux qui se forment dans les urines.
Ces calculs peuvent rester dans le rein ou migrer dans l’uretère, le canal reliant le rein à la vessie. Lorsqu’ils bloquent l’écoulement des urines, ils peuvent provoquer des douleurs importantes.
La composition des calculs varie (calcium, acide urique, oxalate…), ce qui peut influencer la prise en charge et la prévention des récidives.
Les calculs urinaires sont-ils fréquents ?
Les calculs urinaires sont fréquents et concernent environ 10 % de la population au cours de la vie.
Ils peuvent survenir à tout âge, mais sont plus fréquents chez l’adulte entre 30 et 60 ans.
Le risque de récidive est relativement élevé, ce qui justifie souvent un suivi et des mesures préventives après un premier épisode.
Quelles sont les causes des calculs urinaires ?
La formation de calculs urinaires est multifactorielle.
Les principaux facteurs favorisant sont :
- une hydratation insuffisante,
- une alimentation riche en sel ou en protéines animales,
- certaines anomalies métaboliques,
- des antécédents familiaux,
- certaines maladies (goutte, infections urinaires…),
- la prise de certains médicaments.
Dans de nombreux cas, il s’agit de plusieurs facteurs associés.
Quels sont les symptômes des calculs urinaires ?
Les symptômes dépendent de la taille du calcul et de sa localisation.
Dans la grande majorité des cas, les calculs du rein n'entraînent pas de douleur.
C'est lorsqu'ils vont se bloquer dans le canal de l'uretère qu'ils empêchent l'urine de s'écouler et qu'ils peuvent provoquer une crise de colique néphrétique.
Les signes les plus fréquents sont :
- une douleur brutale et intense dans le bas du dos ou le flanc (colique néphrétique),
- une irradiation de la douleur vers l’abdomen ou les organes génitaux,
- des nausées ou vomissements,
- la présence de sang dans les urines,
- des brûlures urinaires,
- des envies fréquentes d’uriner.
Certains petits calculs peuvent également être totalement asymptomatiques.
Quand consulter un urologue ?
Il est recommandé de consulter rapidement en cas de douleur intense ou inhabituelle.
Certaines situations nécessitent une prise en charge en urgence :
- douleur très intense non soulagée par les antalgiques,
- fièvre associée (risque d’infection),
- vomissements empêchant de s’hydrater,
- absence d’émission d’urines,
- rein unique ou terrain fragile.
Une évaluation spécialisée permet de confirmer le diagnostic et d’éviter les complications.
Comment diagnostiquer un calcul urinaire ?
Le diagnostic repose sur l’examen clinique et des examens d’imagerie.
Le scanner abdominal
Le scanner sans injection est l’examen de référence. Il permet de visualiser précisément le calcul, sa taille et sa localisation.
L’échographie
L’échographie peut être utilisée en première intention, notamment chez certaines populations (femmes enceintes, suivi).
Les examens biologiques
Une analyse d’urine et un bilan sanguin peuvent être réalisés afin de rechercher une infection ou une anomalie métabolique.
Quels sont les traitements des calculs urinaires ?
Le traitement dépend de la taille du calcul, de sa localisation, des symptômes et du terrain du patient.
Traitement médical
Lorsque le calcul est de petite taille, une prise en charge médicale peut suffire :
- antalgiques et anti-inflammatoires pour soulager la douleur,
- traitement alpha-bloquant facilitant l’expulsion du calcul,
- hydratation adaptée.
Dans de nombreux cas, le calcul peut être éliminé spontanément.
Cependant, il faut donc toujours réaliser une imagerie de contrôle à distance de la crise de colique néphrétique initiale pour vérifier la disparition du calcul même si la douleur a disparu.
Traitement par lithotritie extracorporelle
La lithotritie consiste à fragmenter le calcul à l’aide d’ondes de choc, sans chirurgie.
Les fragments sont ensuite éliminés naturellement dans les urines.
Traitement endoscopique
L’urétéroscopie consiste à aller traiter le calcul à l’aide d’un endoscope introduit par les voies naturelles, c’est à dire par l’urètre puis la vessie.
Il existe deux types d’urétéroscopie, choisies en fonction de la localisation du calcul :
L’urétéroscopie rigide
Elle utilise un instrument semi-rigide. Elle est principalement indiquée pour les calculs situés dans l’uretère, en particulier dans sa partie basse ou moyenne. Elle permet soit d’extraire directement le calcul en monobloc à l’aide d’une pince adaptée, soit de le fragmenter à l’aide d’une fibre laser.
L’urétéroscopie souple
Elle utilise un endoscope fin et flexible, capable de remonter jusque dans les cavités du rein. Elle est particulièrement adaptée pour traiter les calculs situés dans le rein ou dans certaines zones difficiles d’accès. Le calcul est généralement fragmenté au laser, puis les fragments sont soit retirés, soit éliminés naturellement dans les urines. Lorsque le calcul est volumineux, il peut être nécessaire de réaliser plusieurs temps opératoires.
Dans la majorité des cas, une sonde JJ (tuyau souple qui va du rein à la vessie) est mise en place temporairement à la fin du geste afin de faciliter le drainage des urines et la cicatrisation.
Chirurgie percutanée
Pour les calculs volumineux, une intervention percutanée peut être proposée. Elle consiste à accéder directement au rein par une ponction dans le dos.
Quelles sont les suites après un traitement ?
La récupération est généralement rapide.
Les symptômes sont principalement liés à la sonde JJ :
- des douleurs modérées, principalement au moment de la miction,
- des brûlures urinaires et envies fréquentes transitoires,
- la présence de sang dans les urines.
Ils peuvent être atténués par un traitement, et disparaissent à l’ablation de la sonde JJ.
Quelles complications peuvent survenir ?
Sans prise en charge, un calcul peut entraîner :
- une obstruction des voies urinaires,
- une infection,
- une altération de la fonction rénale.
Après traitement, les complications sont rares mais peuvent inclure infection, saignement ou récidive.
Comment prévenir les récidives ?
La prévention repose sur :
- une hydratation suffisante (au moins 1,5 à 2 litres par jour),
- une alimentation équilibrée.
Éviter les excès en sel, protéines et oxalate (noix, chocolat, noisette …)
Pour préciser les choses, on réalisera lorsque cela est possible une analyse du calcul, ainsi qu'un bilan métabolique qui comprend bilan sanguin et bilan urinaire sur 24 heures.
Une consultation lithiase spécialisée est organisée au Médipôle avec nos collègues néphrologues, avec qui nous travaillons en étroite collaboration.
Questions fréquentes sur les calculs urinaires
Un calcul urinaire peut-il s’éliminer seul ?
Oui, surtout s’il est de petite taille. Un suivi médical est néanmoins nécessaire.
Les calculs urinaires sont-ils douloureux ?
Ils peuvent provoquer des douleurs très intenses, mais certains restent asymptomatiques.
Peut-on éviter les récidives ?
Oui, grâce à des mesures hygiéno-diététiques et un suivi adapté.
Prendre rendez-vous pour des calculs urinaires
En cas de douleur, de suspicion de calcul ou d’antécédent de lithiase urinaire, une consultation permet d’établir un diagnostic précis et de proposer une prise en charge adaptée.