Le cancer du rein est une tumeur maligne qui se développe à partir des cellules du rein. Il est le plus souvent découvert de façon fortuite lors d’un examen d’imagerie réalisé pour une autre raison.
Dans la majorité des cas, lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, le cancer du rein peut être traité efficacement, notamment par chirurgie.
Une consultation avec un urologue permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer l’extension de la maladie et de proposer une prise en charge adaptée.
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Qu’est-ce que le cancer du rein ?
Le cancer du rein se développe à partir du tissu rénal, le plus souvent au niveau des cellules qui filtrent le sang. Il peut rester longtemps silencieux et évoluer sans provoquer de symptômes.
Il existe deux grands types de tumeurs rénales :
- les tumeurs kystiques qui sont classés en 4 grandes catégories en fonction du risques de malignité selon la classification de Bosniak,
- les tumeurs tissulaires (à cellules claires, papillaires, chromophobes …).
Il faut également les différencier des tumeurs bénignes :
- Tumeur vasculaire appelée angiomyolipome, qui ne nécessite qu’une simple surveillance. Parfois, on peut être amener à présenter une prise en charger préventive d’un saignement,
- Kystes bénins, qui sont de lésions purement liquidiennes ne nécessitant aucune surveillance.
Le cancer du rein est-il fréquent ?
Le cancer du rein représente environ 3 % des cancers de l’adulte.
Il survient le plus souvent entre 50 et 70 ans et est plus fréquent chez l’homme.
Son incidence a augmenté ces dernières années, notamment en raison du développement de l’imagerie qui permet de détecter des tumeurs de plus petite taille.
Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer un cancer du rein :
- le tabagisme,
- le surpoids et l’obésité,
- l’hypertension artérielle,
- L’insuffisance rénale chronique,
- certaines expositions professionnelles,
- des antécédents familiaux,
- certaines maladies génétiques plus rares.
Dans de nombreux cas, aucune cause précise n’est identifiée.
Quels sont les symptômes du cancer du rein ?
Le cancer du rein est souvent asymptomatique à un stade précoce.
Lorsqu’ils sont présents, les symptômes peuvent inclure :
- la présence de sang dans les urines (hématurie),
- des douleurs lombaires persistantes,
- une masse palpable dans l’abdomen (plus rare),
- une fatigue inhabituelle,
- une perte de poids inexpliquée,
- de la fièvre prolongée sans cause évidente.
Ces signes ne sont pas spécifiques et nécessitent un bilan médical.
Quand consulter un urologue ?
Il est recommandé de consulter en cas de :
- sang dans les urines,
- douleurs lombaires persistantes,
- anomalie découverte à l’imagerie,
- altération de l’état général inexpliquée.
Une évaluation spécialisée permet de poser un diagnostic précis et de mettre en place une prise en charge adaptée.*
Comment diagnostiquer un cancer du rein ?
Le diagnostic repose principalement sur l’imagerie.
Le scanner abdomino-pelvien
Le scanner avec injection de produit de contraste est l’examen de référence.
Il permet de :
- visualiser la tumeur,
- préciser sa taille et sa localisation,
- analyser ses caractéristiques,
- évaluer une éventuelle extension locale ou à distance.
L’IRM
L’IRM peut être utilisée en complément dans certaines situations, notamment :
- en cas de contre-indication au scanner injecté,
- pour mieux analyser certaines tumeurs complexes,
- pour évaluer l’extension dans les vaisseaux (veine rénale, veine cave).
Le bilan d’extension
Un bilan complémentaire peut être réalisé afin de rechercher une éventuelle dissémination de la maladie, le plus souvent avec un scanner thoracique.
La biopsie rénale
Dans certains cas sélectionnés, une biopsie peut être proposée afin de confirmer la nature de la tumeur, notamment lorsque le doute diagnostique persiste, avant un traitement non chirurgical ou en cas de maladie métastatique.
Quels sont les traitements du cancer du rein ?
Le traitement dépend de la taille de la tumeur, de son extension, de l’état du patient et de la fonction rénale.
Surveillance active
Pour les petites tumeurs de moins de 2 cm ou chez des patients sélectionnés, une surveillance active peut être proposée.
Elle repose sur un suivi régulier par imagerie.
Traitement chirurgical
La chirurgie est le traitement de référence des cancers du rein localisés.
La néphrectomie partielle
Elle consiste à retirer uniquement la tumeur en préservant le reste du rein.
Cette technique est privilégiée dès que cela est possible afin de conserver la fonction rénale.
La néphrectomie totale
Elle consiste à retirer l’ensemble du rein. Elle est proposée lorsque la tumeur est volumineuse ou mal située.
La chirurgie mini-invasive et robotique
La chirurgie du rein est aujourd’hui le plus souvent réalisée par voie mini-invasive, en coelioscopie ou avec assistance robotique.
La chirurgie robotique permet :
- une grande précision des gestes,
- une meilleure préservation du tissu rénal,
- une dissection fine des structures vasculaires,
- une suture plus précise lors des néphrectomies partielles.
Elle est particulièrement adaptée pour les interventions conservatrices du rein.
De plus, votre chirurgien peut être amené à réaliser une reconstruction 3D de votre scanner, afin de mieux préparer l’intervention et les éventuels aléas d’une chirurgie.
Les suites opératoires sont généralement plus simples, avec :
- moins de douleurs,
- une récupération plus rapide,
- une durée d’hospitalisation réduite.
Les traitements percutanés
Dans certains cas, des techniques de destruction de la tumeur par radiofréquence ou cryothérapie peuvent être proposées, notamment chez des patients non opérables. Ces techniques sont réalisés par nos collègues radiologues interventionnels.
Les traitements médicaux
En cas de maladie avancée ou métastatique, des traitements médicaux peuvent être proposés (thérapies ciblées, immunothérapie).
Ils sont discutés dans le cadre d’une prise en charge spécialisée.
Quelles sont les suites après une chirurgie du rein ?
Les suites dépendent du type d’intervention réalisée.
Elles peuvent comporter :
- des douleurs modérées,
- une fatigue transitoire,
- une reprise progressive des activités.
Le retour à domicile est généralement rapide après chirurgie mini-invasive.
Quelles complications peuvent survenir ?
Comme toute intervention, la chirurgie du rein comporte des risques, le plus souvent limités :
- saignement,
- infection,
- fistule urinaire (plus rare),
- altération de la fonction rénale.
Un suivi régulier est mis en place après traitement afin de surveiller l’évolution.
Cancer du rein et pronostic
Le pronostic dépend principalement du stade au moment du diagnostic.
Les tumeurs localisées, traitées précocement, ont généralement un très bon pronostic.
Un suivi régulier est nécessaire après traitement afin de détecter une éventuelle récidive.
Questions fréquentes sur le cancer du rein
Le cancer du rein est-il grave ?
Il peut être grave s’il est diagnostiqué à un stade avancé. Détecté tôt, il se traite généralement efficacement.
Peut-on vivre avec un seul rein ?
Oui. Un seul rein peut suffire à assurer une fonction rénale normale dans la majorité des cas.
La chirurgie est-elle toujours nécessaire ?
Elle est le traitement de référence pour les formes localisées, mais d’autres options peuvent être discutées selon les situations.
Le cancer du rein donne-t-il des symptômes ?
Pas toujours. Il est souvent découvert de façon fortuite.
Prendre rendez-vous pour un cancer du rein
En cas de suspicion de tumeur rénale ou d’anomalie à l’imagerie, une consultation permet de réaliser un bilan complet et de définir la prise en charge la plus adaptée.