Cancer des voies excrétrices supérieures : symptômes, diagnostic et traitements

Le cancer des voies excrétrices supérieures est une tumeur qui se développe au niveau de la paroi interne des cavités urinaires situées entre le rein et la vessie, c’est-à-dire les calices, le bassinet et l’uretère.

Il s’agit d’un cancer relativement rare, souvent diagnostiqué à l’occasion de la présence de sang dans les urines ou lors d’un examen d’imagerie.

Une consultation avec un urologue permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer l’extension de la maladie et de proposer une prise en charge adaptée.

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Cancer des voies excrétrices supérieures : symptômes, diagnostic et traitements

Qu’est-ce que le cancer des voies excrétrices supérieures ?

Les voies excrétrices supérieures correspondent aux cavités du rein (calices et bassinet) et à l’uretère, qui transporte l’urine vers la vessie.

Le cancer qui s’y développe est le plus souvent un carcinome urothélial, c’est-à-dire une tumeur issue des cellules qui tapissent l’intérieur des voies urinaires.

Ce type de cancer est proche de celui de la vessie, mais sa localisation impose une prise en charge spécifique.

Ce cancer est-il fréquent ?

Le cancer des voies excrétrices supérieures est rare. Il représente environ 5 à 10 % des cancers urothéliaux.

Il survient le plus souvent chez l’adulte après 60 ans et est plus fréquent chez l’homme.

Dans certains cas, il peut être associé à un cancer de la vessie, soit simultanément, soit au cours du suivi.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser son apparition :

  • le tabagisme,
  • certaines expositions professionnelles (produits chimiques, solvants),
  • des antécédents de cancer de la vessie,
  • certaines maladies ou traitements spécifiques (plus rares).

Comme pour de nombreux cancers, une cause précise n’est pas toujours retrouvée.

Quels sont les symptômes ?

Le symptôme le plus fréquent est la présence de sang dans les urines (hématurie), visible ou microscopique.

D’autres signes peuvent être présents :

  • des douleurs lombaires,
  • des épisodes de colique néphrétique liés à une obstruction,
  • plus rarement, des signes généraux (fatigue, perte de poids).

Ces symptômes nécessitent un bilan médical.

Quand consulter un urologue ?

Il est recommandé de consulter en cas de :

  • sang dans les urines,
  • douleurs lombaires inexpliquées,
  • anomalie découverte à l’imagerie,
  • antécédent de cancer urothélial avec nouveau symptôme.

Une évaluation spécialisée permet de poser un diagnostic précis et d’organiser la prise en charge.

Comment diagnostiquer un cancer des voies excrétrices supérieures ?

Le diagnostic repose sur l’imagerie et des examens endoscopiques.

Le scanner abdomino-pelvien 

Le scanner avec injection de produit de contraste est l’examen de référence.

Il permet de :

  • visualiser une lésion dans le bassinet ou l’uretère,
  • analyser son étendue,
  • rechercher une dilatation des cavités urinaires,
  • évaluer une éventuelle extension locale ou à distance.

L’uro-IRM

L’IRM peut être utilisée en complément dans certaines situations, notamment en cas de contre-indication au scanner injecté ou pour affiner l’analyse de certaines lésions.

L’urétéroscopie diagnostique

L’urétéroscopie consiste à introduire un endoscope par les voies naturelles afin d’explorer directement les cavités excrétrices.

Il existe deux types d’urétéroscopie :

L’urétéroscopie rigide

Utilisée principalement pour explorer l’uretère, elle permet de visualiser la tumeur et de réaliser des prélèvements.

L’urétéroscopie souple

Elle permet d’accéder aux cavités rénales et d’explorer l’ensemble des voies excrétrices supérieures.

Lors de cet examen, des biopsies sont réalisées afin de confirmer le diagnostic et d’évaluer le type de tumeur.

Les examens urinaires

Une cytologie urinaire est également réalisée afin de rechercher des cellules tumorales dans les urines.

Quels sont les traitements ?

Le traitement dépend de la localisation de la tumeur, de son agressivité, de son extension et de l’état général du patient.

Traitement chirurgical : la néphro-urétérectomie

Le traitement de référence est la néphro-urétérectomie.

Elle consiste à retirer :

  • le rein,
  • l’uretère,
  • une petite portion de la vessie autour de l’abouchement de l’uretère.

Cette intervention permet de traiter la tumeur de manière complète.

En cas de tumeur uniquement localisé au niveau de l’uretère distal, une urétérectomie segmentaire pelvienne avec réimplantation urétéro-vésicale peut être réalisée.

La chirurgie mini-invasive et robotique

La néphro-urétérectomie est le plus souvent réalisée par voie mini-invasive, en coelioscopie ou avec assistance robotique.

La chirurgie robotique permet :

  • une dissection précise des structures anatomiques,
  • un meilleur contrôle des vaisseaux,
  • une exérèse complète de l’uretère jusqu’à la vessie,
  • des suites opératoires généralement plus simples.

Elle est particulièrement utile pour réaliser le temps pelvien (ablation de l’uretère distal et de la collerette vésicale) avec précision.

Traitements conservateurs

Dans certains cas bien sélectionnés (tumeurs de faible agressivité, rein unique, insuffisance rénale), un traitement conservateur peut être envisagé.

Il repose sur un traitement endoscopique par urétéroscopie avec destruction de la tumeur au laser.

Ce type de prise en charge nécessite une surveillance très rapprochée par imagerie et urétéroscopie dans les suites de l’intervention.

Les traitements complémentaires

Selon les situations, un traitement complémentaire peut être proposé (chimiothérapie, immunothérapie), notamment en cas de forme avancée ou à haut risque.

La stratégie est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Quelles sont les suites après une intervention ?

Après une néphro-urétérectomie, les suites sont le plus souvent simples.

Elles peuvent comporter :

  • des douleurs modérées,
  • une fatigue transitoire,
  • une hospitalisation de quelques jours,
  • une reprise progressive des activités.

Une surveillance de la fonction rénale est mise en place.

Quelles complications peuvent survenir ?

Les complications sont globalement rares mais peuvent inclure :

  • saignement,
  • infection,
  • complications urinaires,
  • altération de la fonction rénale.

Un suivi régulier est indispensable après traitement.

Quel est le risque de récidive 

Le cancer des voies excrétrices supérieures est associé à un risque de récidive, notamment au niveau de la vessie.
C’est pourquoi une surveillance prolongée est nécessaire, comprenant des examens d’imagerie et des cystoscopies régulières.

Questions fréquentes

Ce cancer est-il grave ?

Le pronostic dépend du stade et de l’agressivité de la tumeur. Pris en charge précocement, il peut être traité efficacement.

Peut-on conserver le rein ?

Dans certains cas sélectionnés, un traitement conservateur est possible. La décision dépend du type de tumeur et de la situation du patient.

Y a-t-il un lien avec le cancer de la vessie ?

Oui. Il s’agit du même type de cellules. Un suivi de la vessie est donc nécessaire après traitement.

Le traitement est-il toujours chirurgical ?

Le plus souvent oui, mais des alternatives existent dans certaines situations spécifiques.

Prendre rendez-vous

En cas de sang dans les urines, de suspicion de tumeur ou d’anomalie à l’imagerie, une consultation permet de réaliser un bilan complet et de définir la prise en charge la plus adaptée.